Présentation du blog

Un petit mot pour dire que toutes les histoires écrites ici sont des histoires vraies, rien n'est inventé.

lundi 22 décembre 2014

La peur des pitbulls

J’ai un pitbull. Il est adorable avec les gens et avec les chiens. Il ne vit que pour jouer et dans le jeu il ne voit pas du tout d’occasion d’user de sa force pour grimper dans la hiérarchie. Quand l’autre en face se démotive il fait même semblant de perde ou il lâche le jouet pour redonner de la motivation à son adversaire.
En cours d’éducation, au début de l’heure on fait souvent une détente où les chiens jouent entre eux (je précise au cas où, nous ne sommes pas hors la loi, mon chien n’est pas catégorisé car trop grand pour entrer dans la catégorie des « type staff » et trop petit pour entrer dans celle des « type rottweiler »). En cours l’éducateur jette un œil sur tout ce qui se passe et les propriétaires de chiens aussi : aucun chien ne doit en profiter pour régler ses comptes et essayer de prendre un ascendant hiérarchique, ils ne doivent pas se montrer agressifs, par contre si un adulte remet à sa place un jeune mal élevé c’est très bien.
Nous n’avons jamais eu de problème, tout c’est toujours bien passé. Ce jour-là il y a un nouveau petit chien qui vient d’habitude à un autre horaire. Il s’agit d’une femelle Lhassa Apso, un petit chien de compagnie qui pèse 5 à 7 kg. Le mien en pèse 25kg, il est presque aussi musclé d’un bulldog et bien deux fois plus grand, disons que l’autre peut lui passer sous le ventre sans soucis. Dès qu’on met les chiens en jeu la petite chienne se planque sous les pieds de sa maitresse. A chaque fois que des chiens passent en courant elle se tapit. L’éducateur incite la maitresse à s’écarter, ma chienne se retrouve à découvert et part vite dans les pieds d’un autre humain. L’éducateur nous explique que cette petite chienne est adulte mais qu’elle a peur des autres chiens et qu’elle doit apprendre. Les gens sous qui elle s’était réfugiée s’écartent eux-aussi, elle part se planquer sous une chaise et regarde les autres chiens.
Mon chien pendant cette phase de jeux c’est comme un enfant qui entre dans une confiserie, il a les yeux qui brillent et ne sait pas quel bonbon choisir, il les veut tous. Lui c’est pareil il a les yeux qui brillent et ne sait pas avec quel chien jouer, il les veut tous ! Du coup il joue un peu avec un groupe, puis s’arrête, regarde les autres, en choisit un va jouer avec, puis il en essaie un autre… Du coup il remarque la petite chienne tapie sous la chaise, il s’approche tout content. Il ne fonce pas, du coup elle ne s’enfuit pas comme avec les autres. Il arrive joyeux mais sans courir, il avance le bout du nez en remuant la queue, on croit tous qu’elle va s’enfuir, mais non, elle lui met un grand coup de patte sur le bout du nez. Autant vous dire qu’en langage chien c’est très mal poli, ce n’est pas du jeu, c’est de l’agression. Mon chien fait un petit saut en arrière, mais comme elle est restée à sa place, il se dit qu’elle n’est pas agressive, juste très mal polie. Il regarde cette petite boule de boule et y retourne : pif, paf, deux autres coups de pattes. Il recommence deux ou trois fois, puis se dit qu’elle n’est pas drôle et part à la recherche d’un autre pote. Tout le monde rigole de l’audace de la chienne.
Mon chien va donc jouer avec d’autres chiens, mais il change régulièrement d’adversaire, et en repassant devant la petite chienne va revenir une ou deux fois essayer de jouer avec elle et se ramasser des baffes. L’éducateur dit «  C’est marrant que le petite boule de poil ait choisit un pitbull pour son tout premier jeu », la propriétaire tout sourire lui répond « Mais c’est pas un pitbull ». « Ha si, si c’en est un » lui confirme l’éducateur, elle le fixe dans les yeux car elle ne sait pas si c’est du lard ou du cochon, puis elle commence à blanchir et répète d’une voix mal assuré et tremblante « C’est pas un pitbull !? ». L’éducateur ne répond pas, il sourit et va voir ce que font d’autres chiens. Et la mini boule de poil qui continue à fuir les autres et à flanquer des baffes au mien…
Quelques semaines plus tard cette dame et sa chienne sont de nouveau venues sur le même créneau horaire que nous. La chienne avait apparemment un peu moins peur des autres et fait des progrès. Mais pendant toute cette séance-là elle s’est tapie en attendant le passage du pitbull pour lui mettre des baffes. Clairement elle a trouvé que celui-là c’était une bonne pâte, malgré sa taille, son poids et sa sale tête de pitbull ! Les animaux, eux, n’ont pas de préjugés.

mercredi 17 décembre 2014

La SNCF vous renseigne

J’habite dans le sud pas trop, trop loin de la gare TGV de Aix en Provence. Ce jour-là j’ai un déplacement pour le travail en Isère-Savoie je dois faire l’aller-retour dans la journée. L’aller se passe bien.
Au retour je descends à Valence pour faire le changement, je dois prendre un train qui arrive de Lyon/Paris. Arrivés à la gare nous entendons un message qui nous dit qu’à cause de perturbations notre train aura énormément de retard et que nous sommes invités à prendre celui d’avant. Ils nous disent qu’il va directement à Marseille sans s’arrêter à  Aix en Provence. Sur le quai des chefs de gare nous renseignent, et même pour ceux qui vont à Aix en Provence ils conseillent de prendre le premier train, ils nous disent qu’une fois à Marseille on trouvera des trains dans la soirée pour aller à Aix en Provence, alors que si on attend là on risque d’être coincé à Valence.
Je prends donc ce train qui va à Marseille. Comme on n’était pas sensé le prendre il est plus que plein et on doit faire le voyage debout ou pliés mal assis sur le compartiment bagages, c’est horrible et très, très long ! Puis on arrive enfin à Marseille !
J’essaie de voir quel train peut me ramener à la gare d’Aix TGV, il y a peu d’affichages c’est le bazar, je finis donc par aller demander au point de renseignement :
« Bonjour je devais prendre le train numéro 1234 qui s’arrête à Aix TGV, mais sur les conseils de vos collègues à Valence j’ai pris le numéro 5678. Vous pouvez me dire s’il y a un train aujourd'hui qui pourrait me ramener à Aix TGV ? ».  On me répond que oui à 23h10. Purée c’est long j’ai bien deux grosses heures à attendre. Comme je suis fatiguée de ma journée (je me suis levée très tôt et j’ai beaucoup couru) je reste à la gare. Je la vois progressivement se vider. Les gens qui devaient descendre à Aix TGV comme moi on soit réussi à prendre un bus quelconque soit demander à un ami devenir les chercher. Comme je viens d’emménager dans la région je ne connais personne à qui demander. J’attends… j’attends encore…
Finalement l’heure arrive je me dirige vers le quai qu’on m’a indiqué au poste de renseignement. Et là au lieu de voir un TGV je vois un vieux train corail. Je panique un peu, puis je me dis « non calme toi », je vais demander à un chef de gare :
« Bonsoir, excusez-moi ce train-là il va bien à Aix TGV ?
- Ce train ? il va à Aix en Provence.
- Oui mais à la gare TGV ?
- ha non il va à la gare du centre-ville. »
Là c’est la panique, je suis dégoutée d’avoir attendu pour rien et je ne sais pas comment je vais aller récupérer ma voiture, je dis :
« Mais c’est pas possible j’ai demandé ce que je devais faire pour aller à Aix TGV et on m’a dit d’attendre ce train, je fais quoi moi maintenant ?
- Mais madame je ne comprends pas, pourquoi voudriez-vous aller à Aix TGV il n’y a rien là-bas, celui-ci vous emmène à Aix en Provence.
- Parce que là-bas il y a ma voiture (gros malin) et que je n’habite pas du tout Aix en Provence (espèce de …). Donc je me suis emmerd… euh enquiquinée à attendre pour rien, et je vais devoir me payer un taxi ?
- Non allez à Aix en Provence, là-bas vous serez près de la gare routière vous trouverez une navette pour aller à la gare TGV.
- Mouaipf, elle est où la gare routière ?
- Alors c’est simple, vous sortez de la gare, vous prenez à droite, au deuxième croisement vous prenez à gauche, vous longez le parc, à un moment sur votre droite il y a des escaliers, vous les montez, en haut vous tournez à gauche. Ensuite vous allez jusqu’au feu, vous tournez à droite vous continuez vous allez tomber dessus ! »
Quoi c’est simple ça ???? Je lui fais répéter et je monte dans ce fichu train. Il part avec 5min de retard, fichue journée ! Arrivée à Aix en Provence je cherche quelqu’un dans la gare pour me faire expliquer à nouveau où est la gare routière, mais à cette heure-là il n’y a pas un chat. Je pars donc à l’aventure dans les rue de Aix en Provence.
Et bien finalement j’ai trouvé cette maudite gare routière du premier coup quel soulagement !! Je m’approche du panneau et déchiffre les horaires dans le noir. Car en fait de gare routière c’est juste un arrêt de bus géant même pas éclairé. Je trouve enfin les navettes vers la gare de Aix TGV et je vois que le dernière passe à 23h30 et il est 23h37…. J’attends deux ou trois minutes au cas où la navette serait en retard, mais non aucune ne passe.
Je suis crevée et très énervée, il ne me reste plus qu’à prendre un taxi, oui mais voilà où trouver leur numéro ? Déjà j’ai un téléphone portable sur moi, c’est bien, je n’en ai un que depuis un an, mais je n’ai pas mon annuaire de pages jaunes avec moi ni accès à Internet. J’essaie quelques numéros qui donnent les renseignements dont j’arrive à me souvenir grâce aux publicités qui passent inlassablement, mais aucun ne répond à cette heure. Je suis fatigué et je ne sais pas quoi faire, je marche en direction de la ville, et j’ai un coup de bol, sur un arrêt de bus il y a un numéro pour appeler un taxi, comme je ne sais pas trop où je suis-je lui donne RDV à la gare routière.
Et je peux  enfin rentrer chez moi...

lundi 15 décembre 2014

Le médecin fantôme

J’avais RDV chez un médecin. Un jeudi soir je me rends compte que j’ai un message sur mon téléphone : dans la journée la secrétaire a appelée pour me dire que le RDV devait être reporté (encore une fois). Le vendredi j’appelle pour avoir un nouveau RDV. J’appelle aux horaires de bureau, plusieurs fois dans la journée, mais impossible de joindre quelqu’un, ça ne décroche jamais. Je recommence lundi : toujours personne. La mardi : personne. Là ça me gonfle bien comme il faut ! Je finis par laisser un message en disant que j’ai bien noté que le RDV est annulé, mais que ça fait trois jours que je n’arrive à joindre personne, qu’elle me rappelle pour fixer le nouveau RDV. Par acquis de conscience j’appelle encore une fois jeudi et une fois vendredi… rien. Je me dis « ben mince, les deux médecins et la secrétaire en vacances la même semaine, elles pourraient mettre un message sur le répondeur ».
Le lundi suivant je rappelle : rien. Le mardi je laisse à nouveau un message en laissant mes coordonnées téléphonique (au cas où elles les auraient perdues) et en faisant savoir que si le cabinet est fermé il faudrait prévenir sur le message du répondeur. Toujours rien. Bien sûr je me suis dit que j’avais pu me tromper de numéro, j’ai vérifié à plusieurs reprises sur le site Internet des pages jaunes. A la fin de la semaine toujours rien…
En milieu de semaine suivante je reçois un coup de fil irrité de la secrétaire qui me dit qu’elle m’avait laissé un message et que je n’ai pas rappelé. Là je suis comme deux ronds de flancs. Quand j’arrive à en placer une je lui dis que justement j’ai appelé tous les jours et j’ai laissé des messages, elle  vocifère de plus belle en disant que les autres y arrivent bien, qu’ils ont reçu plein de coup de fil qu’il n’y a pas de problème. Bon d’accord…
Il se trouve que j’ai perdu l’ordonnance que j‘avais en prévision de ce RDV, je demande si le docteur peut la refaire et je passe la chercher. Elle me répond, oui mais le docteur ne sera là que vendredi, ne venez pas avant. Je demande les horaires du cabinet, elle me répond « ben la journée ». OK, là je suis à deux doigts de lui hurler dessus, mais je me retiens. Je demande des précisions, par exemple si je passe un matin à 8h… on me répond « ha ben non de 8h30 à 12h30, pour les après-midi c’est quand je suis là et ça peut changer suivant les jours donc faut appeler pour savoir quand je suis là hein » je réponds que ce n’est pas grave je passerai le matin. Je lui demande donc de confirmer que c’est bon tous les matins de 8h30 à 12h30, elle me répond « les après-midi c’est bien aussi mais il faut appeler pour savoir si je suis là… ». Ok ça a l’air d’être une lumière cette fille.
Dès que j’ai raccroché je regarde le numéro qui m’a appelé et je vérifie avec l’annuaire. Il y a bien un problème d’après l’annuaire le dernier numéro est 42, alors que sur mon téléphone quand je regarde le numéro qui m’a appelé le dernier nombre est 32. Tout s’explique, je me dis que je me ferai un plaisir de lui dire en allant chercher l’ordonnance.
Pour être sure de mon coup je n’y vais pas vendredi, mais le lundi suivant à 12h. J’arrive là bas je me présente et … pas d’ordonnance ! La secrétaire me dit « Oui le docteur ne regarde pas toujours la pile de documents que je lui laisse ». Bon là je ne suis pas contente du tout d’être venue pour rien. J’en profite néanmoins pour lui dire que le numéro dans l’annuaire n’est pas le bon. Elle me répond « ben non on a plein de gens qui nous appellent ». Elle va sur le site des pages jaunes pour vérifier et elle voit le bon numéro apparaitre ! Je suis totalement dégouttée, je me demande si ce n’est pas une caméra cachée. D’après un gars calé en informatique, cela peut venir des navigateurs internet qui ne vont pas afficher les mêmes données. Bref c’est pas la joie.
La semaine suivante j’appelle avant de passer pour être sûr que l’ordonnance est prête, elle est prête. Je la récupère, le RDV n’est pas repoussé, j’ai enfin pu aller à ce RDV !!!!

dimanche 19 octobre 2014

Quand le chef dit une connerie

Je suis globalement du matin, au boulot j’arrive relativement tôt. Mon chef de l’époque aussi. Il avait l’habitude le matin d’aller dans le bureau voisin discuter avec des collègues, matinaux eux aussi. Ce matin là ils étaient absents tous les deux, il poussa donc jusqu’à mon bureau. Il avait une question d’ordre commercial, il voulait répondre avec le logiciel qu’on utilisait habituellement pour faire un truc qui n’a rien à voir. C’était comme vouloir faire une pizza avec une cocotte minute….
Il avait été l’un des premier à utiliser ce logiciel, il était donc sensé bien le connaitre, du coup j’étais gênée, je ne savais pas comment lui dire que c’était n’importe quoi comme idée. Je réfléchissais à une formulation : « Je crois bien que…. Il me semble que… le logiciel ne permet pas du tout de faire ça… est-ce bien à notre service de répondre…». Alors que je cherchais encore une formulation correcte, il prend la parole et dit « non mais je dis peut-être une connerie là ». Yes ! Sauvée… sauf que je n’osais pas lui dire « Oui c’était une connerie ». Mais je ne pouvais pas non plus dire « non » car ça en était une de connerie. Du coup me revoilà entrain de chercher la formulation idéale : « Une connerie peut être pas, mais disons que c’est totalement impossible…  Non les chefs ça ne dit jamais de conneries, juste des propositions audacieuses… non, non, mais c’est juste, ben, voilà quoi…». Bref je ne m’en sortais pas.
Au bout de quelques longs instants de silence je me suis dis, bon ben là il a compris, je ne lui ai pas dit « non ce n’est pas une connerie » donc il a forcément compris que je n’osais pas dire « oui c’est une connerie ». Du coup au lieu de rajouter quelque chose qui pourrait m’enfoncer j’attends en silence. Il regarde ses pieds, je regarde le mur et j’attends, tout en me disant que s’il allait réfléchir dans son bureau je pourrai reprendre mon travail. J’imagine qu’il cherche comment répondre à la demande du client avec un autre outil, j’attends…
Enfin il prend la parole et dit « bon ben d’accord, on va répondre avec notre logiciel, ça sera bien »….

samedi 27 septembre 2014

Blanche Neige au pays des collégiens

Une année en colonie les moniteurs ont voulu nous faire jouer une pièce de théâtre. Ils ont choisi une version très simplifiée de Banche Neige et les 7 nains. Pas de scènes compliquées, pas de textes trop longs…. Et de toutes manières pas de public… alors normalement tout aurait dû aller comme sur des roulettes….
Sauf qu’à la fin le prince doit embrasser Banche Neige, et là les deux comédiens en herbe tous les deux collégiens n’ont rien voulu savoir… Pas moyen qu’ils fassent un bisou, pas même sur la joue… Après mures réflexions un moniteur a trouvé une idée très originale et intéressante, mais qui dénature un peu l’histoire. Voici ce qui s’est passé dans notre pièce :
Blanche Neige croque la pomme et tombe comme morte, les nains la pleurent, prince charmant arrive après la bataille (comme dans l’histoire originale). Il la prend dans ses bras et veut la ramener au château, mais ce maladroit la fait tomber par terre,  et du coup le choc expulse le bout de pomme coincé dans la gorge de Banche Neige qui revient à la vie… C’est plus pragmatique et moins romantique. Mais pour des collégiens il vaut mieux tomber par terre que faire un bisou…
Quant à moi je jouais un des très nombreux nains (en fait oui pour que tout le monde ait un rôle il y avait au moins 15 nains) et je me promenais partout avec une pioche en carton que j’avais faite moi-même….

vendredi 19 septembre 2014

Les chevaux sont myopes, mais ils se débrouillent

Peut-être l’ignorer vous, mais les chevaux voient plutôt mal. Ils ne voient pas les détails, ils n’en ont pas besoin, dans la nature au moindre bruit suspect ils se sauvent.
Ce jour-là nous profitons d’un spectacle équestre d’une personne très connue qui nous offre un spectacle magnifique. Il arrive sur son cheval à cru, fait quelques numéros, puis arrête le cheval face à nous et lui enlève son filet. Il l’enroule et l’attache soigneusement, ça fait un petit paquet qu’il laisse délicatement tomber par terre. Ensuite il fait divers numéro monté sur son cheval, puis à pied.
A la fin du numéro il va pour partir et lorsqu’il arrive à une extrémité de la carrière qui est rectangle, il fait comme s’il venait de souvenir qu’il avait oublié quelque chose. Il s’arrête en se tapant le front, le cheval qui le suivait fait un beau pile, c’est un superbe animal à la robe dorée et avec de longs crins blond, il est vif comme tout. L’homme fait demi-tour pour regarder la carrière d’où il vient, le cheval se retourne aussi. Il trépigne, il sait qu’il doit aller chercher quelque chose et qu’ensuite le numéro est fini. L’homme lui fait, signe, il bondit, puis dans un petit trot très classe et très dynamique va vers le centre de la carrière. On le voit ralentir et commencer à regarder où est son filet. Nous le voyons très bien, il fait une petite boule de couleur ocre. Mais le cheval semble ne pas le voir, en effet la carrière de sable gris a vu passer de nombreux chevaux toute la journée et elle n’est plus plate du tout, elle est couverte de creux et bosses. De plus elle est couverte de petite feuille d’automne jaune.
Le cheval s’est arrêté dans une zone toute jaune à cause des feuille, le filet est devant lui dans une zone où il y a moins de feuilles, mais il ne le voit pas. Il se retourne vers l’homme qui s’est approché pour voir où était le problème, l’homme lui fait un signe d’encouragement. Le cheval repart tête basse, il n’est plus du tout sûr de lui. Il regarde à nouveau l’homme, qui l’encourage toujours. Il avance au hasard et soudain, il retrouve sa superbe, il redresse la tête, l’œil vif et se dirige avec son joli trot vers un point devant lui. Il s’arrête net et ramasse par terre…. Une feuille jaune un peu plus grosse que les autres, il la tient à la bouche et la ramène tout fier à l’homme ! On voit dans son attitude à quel point il est fier d’avoir résolu son problème.
Tout le monde rigole, l’homme prend la feuille et renvoie le cheval à la recherche du filet. Cette fois il l’accompagne pour le guider dans la bonne direction. Soudain le cheval voit le filet, il se jette dessus le ramasse et retourne fièrement voir l’homme. L’homme le félicite chaleureusement et ils sortent tous les deux de la carrière, avec la satisfaction du devoir accompli.

Réserver un taxi, deux histoire pour le prix d’une

Le début de cette histoire se passe sans taxi. Je dois aller prendre le train, je décide d’aller à la gare en navette. Le matin je prendre mon sac, avec mon ordinateur portable, mes dossiers et tout le bazar. Je dois marcher un bon quart d’heure pour aller à l’arrêt du bus où passe la navette. J’arrive un peu en avance pour le cas où la navette passerait un peu tôt. Arrive l’heure du passage, elle n’est toujours pas là, mais c’est normal. On en est à 5 minutes de retard je commence à me dandiner et m’inquiéter, si elle a trop de retard elle va me faire rater mon train, je n’ai pas tant de marge de manœuvre que ça. 10 minutes de retard je commence à calculer si c’est plus rapide d’y aller en navette ou de retourner chez moi chercher ma voiture, je calcule l’heure limite pour décider de prendre ma voiture. 15 minutes de retard, je me lève je pars comme une folle en courant pour rentrer chez moi avec mon gros sac qui me rebondit dans le dos. Je suis sur le chemin de la navette, je prie pour qu’elle ne me double pas pendant que je cours, je ne m’en remettrai pas. Heureusement ça n’arrive pas.
Arrivée toute essoufflée en bas de l’immeuble je me souviens que je n’ai pas pris les clefs et les papiers de la voiture, je dois encore monter les 4 maudits étages à pieds ! J’arrive finalement toute essoufflée dans ma voiture, je vais à la gare et j’arrive à prendre mon train in extremis.
Du coup les fois suivantes je prends ma voiture, je me dis que tant pis mon employeur paie un peu plus cher de parking que de navette, mais je n’ai pas envie de revivre cette aventure.
Cette fois-ci je pars pour deux jours, je n’ai pas très envie de laisser ma voiture là-bas pour la nuit. De plus le taxi ne coute pas plus cher que deux jours de parking. J’appelle donc un taxi de ma commune, il y en a trois, je prends le numéro du milieu (ben oui c’est comme ça !), c’est un numéro de fixe. Je lui demande de venir me chercher sur la place en bas de mon immeuble, j’ai horreur d’être à la bourre ou stressée alors je prends de la marge. Le matin je descends avec ton mon bazar et j’attends. A l’heure pile il n’est pas là, 5 minutes après il n’est pas là, 10 minutes après toujours pas. Je me dis « ho purée ça recommence ! ». Je commence à calculer dans ma tête l’heure limite pour prendre ma propre voiture. Je remonte chez moi en courant (et oui encore !), j’ouvre l’annuaire j’appelle le numéro, on me répond et quand je demande si je dois encore attendre le taxi on me répond que je n’ai pas commandé de taxi ! Je hurle un peu de rage, mais je n’ai pas le temps de discuter, je raccroche et je redescends en courant pour prendre ma voiture. J’ai de la chance j’arrive encore une fois à prendre mon train.



Une autre histoire qui a eu lieu des années plus tard. Il y a un mariage dans la famille, les grands parents sont invités, ils viennent avec un de leurs enfants, mais comme ils sont fatigués ils ne restent pas jusqu’au bout. Un de leur enfant, que nous appellerons M.X. (Ouha comme c’est original !) appelle donc à l’avance pour réserver un taxi qui viendra les chercher sur la commune du mariage et les ramènera chez eux dans l’après midi.
Finalement ils ne se sentent pas bien, et une semaine avant le mariage décident d’annuler. M.X appelle la compagnie de taxi pour les prévenir. C’est une secrétaire qui répond à M.X et qui lui dit qu’ils n’ont pas de réservation, M.X commence à rouspéter car il ne comprend pas. La secrétaire lui dit qu’hélas il est courant que des chauffeurs interceptent les appels pour voler les courses. On n’a pas bien compris s’ils piratent la ligne téléphonique ou si c’est un des employés qui décroche le téléphone en l’absence de la secrétaire, prend note de la course et ne le dit pas à son patron. Dans tous les cas on ne peut rien y faire.
Hélas M.X avait donné son numéro lors de la réservation du taxi. Pendant qu’il profite tranquillement du vin d’honneur il reçoit un coup de fil : « bonjour c’est le taxi je suis arrivé ». M.X lui explique que la course a été annulée. Le chauffeur a le culot de commencer à s’énerver. M.X lui explique qu’il appelé il y a plusieurs jours pour prévenir et que si le chauffeur n’a pas été au courant c’est parce qu’il a intercepté illégalement le premier appel. Loin de se démonter le chauffeur vocifère de plus belle du genre « on ne dérange pas pour rien les gens qui travaillent, il n’y a plus de respect, je suis venu jusque-là pour rien, me faire payer la course… ». M.X raccroche. Le chauffeur rappelle. M.X est alors obligé d’éteindre son portable pour pouvoir profiter du mariage. Le soir lorsque M.X écoute tranquillement ses messages il y en a plusieurs du chauffeur mécontent qui au milieu des insultes menace de faire irruption au mariage…
Non mais sérieux il y en a qui ne manque pas de culot !