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Un petit mot pour dire que toutes les histoires écrites ici sont des histoires vraies, rien n'est inventé.

lundi 16 juin 2014

Achat de mon cheval : 2° partie

Le DSA pie et la jument surprise
L’annonce concernait un Demi Sang Arabe pie noir à 3 000 € de 6 ans. J’appelle pour prendre RDV, l’homme au téléphone me dit qu’il a aussi une jument de 10 ans qui pourrait m’intéresser, il dit que les gens qui lui ont vendu on prétendu que c’était une barbe, mais que comme elle n’a pas de papiers, il ne préfère pas s’avancer. Il ne m’a pas dit quelle robe, j’en déduis qu’elle est grise ou peut-être alezane.
Pour y aller c’est la galère, c’est loin, c’est long, je me perds… Du coup j’en envie de faire pipi, donc je m’arrête et je fais dans la neige, parce que, oui, dans ce coin il y avait encore de la neige en avril… On n’appelle pas ça les terres froides pour rien. Heureusement en arrivant chez le gars je découvre que chez lui il n’y a pas de neige. Bon du coup ce n’est pas sa faute mais j’arrive un peu de mauvais poil.
En arrivant il vient m’accueillir et me dit « Concernant le Demi Sang Arabe à 4 000 €, (4 000 € !!!! Pour être honnête c’est dans le prix du marché si le cheval a des papiers, part seul et a de solides bases et quelques capacités, mais moi j’avais 3 000 € en tête !!), et attendez la phrase n’est pas finie. Je la reprends : « Concernant le Demi Sang Arabe à 4 000 € des gens me l’ont réservé (moi intérieurement : non mais quel con tu m’as fais faire tout ce trajet pour rien), mais bon c’est juste à l’oral, hein tant que ce n’est pas signé ce n’est pas sur ». Il me fait un grand sourire (Connard !). Je lui fais quand même remarquer qu’il aurait pu me le dire que le cheval était réservé, je serai venue plus tard s’il n’était pas pris. Il me répond « mais c’est pas grave j’en ai d’autres à vous montrer » (ben voyons ! connard !).
On se dirige donc vers ses boxes il me montre un trotteur réformé des courses, un géant d’1m70. C’est juste pas possible que j’arrive à monter dessus, je le lui fais remarquer, moi je cherche 1m50 à 1m55. Il me répond que les trotteurs ont mauvaise réputation alors que ce sont des chevaux formidables. Oui mais lui, il est trop grand pour moi. En plus il les ré-éduqe, donc ils galopent bien. Oui mais lui, il est trop grand pour moi. En plus ils sont rustiques, généreux, endurants… Oui mais lui, il est trop grand pour moi !!
Au bout d’un moment, il lâche le morceau et me propose d’aller en voir un autre. Cette fois c’est un pur sang anglais, réformé des courses également. Il me dit que c’est un bon cheval de sport, avec un bon galop. On rentre dans le box et … il est encore plus grand que l’autre, je peux presque passer sous son ventre !!! Il me refait son baratin de vente. Oui mais lui aussi il est trop grand pour moi. Après avoir parlé un long, long moment, il finit par renoncer. Enfin !
On finit par se diriger vers le près du DSA pie et de la jument dont il m’a parlé. On arrive, les chevaux, une petite dizaine, viennent nous voir. Il s’approche du DSA, le cheval fait mine de fuir, il se jette sur lui et le chope par la crinière. Le cheval prend le trot, lui se fait trainer sur 5 m avant de lâcher… Ok là j’ai juste envie de m‘enfuir.
Il me montre alors la jument dont il m’a parlé, de loin bingo elle est grise, chuis trop forte. On s’approche, le bon point c’est qu’elle ne s’enfuit pas. Par contre la jument qui est peut être barbe... comment dire… Imaginez un percheron nain d’1m45 et gras comme un cochon, donc aussi large et haut, et bien voilà vous y êtes presque. Rajoutez un dos creux et vous êtes arrivés ! Je lui dis que je cherche un cheval plus léger et je m’enfuis en courant.




L’arabe noir et l’alezane…
J’étais en contact avec un club depuis deux semaines pour une alezane avec papier, la race n’étant pas écrite dans l’annonce j’en ai déduis qu’il s’agissait d’un trotteur. Je devais la voir un samedi matin, mais à cause de la neige ils n’avaient pas pu la ramener au club. Lorsqu’ils m’appellent le vendredi soir pour me prévenir, on se dit que je reviendrais le samedi suivant. La semaine suivante je rappelle dès le jeudi pour fixer un RDV mais je n’arrive pas à les joindre.
Le vendredi soir je vois une annonce : pur sang arabe noir 3 000 € en Isère. Pour un cheval à papier et sans problème c’est carrément en dessous du prix du marché, il vaut facilement de 4 000 à 6 000 €. L’annonce vient juste de sortir, j’appelle. Je me dis que ça doit être un cheval vaguement arabisé bai brun qu’ils font passer pour un pur sang arabe. Mais non, au téléphone le monsieur m’explique que c’est un cheval plein papier, sans problème, mais qu’ils veulent qu’il soit bien dans sa nouvelle maison, j’ose à peine y croire. Il a déjà fait des courses d’endurance donc il a de l’expérience, il a de plus un excellent cardiaque. Je propose de passer le voir le lendemain, comme j’espère encore voir l’alezane le matin je propose de passer à 16h.
Finalement impossible de joindre le club, j’ai renoncé définitivement à cette jument alezanne…
En début d’après midi je pars donc voir le cheval de mes rêves, enfin j’espère. Il y a quand même une heure et demie de route. J’arrive pil poil à l’heure. Arrivée devant la maison j’appelle sur un portable pour signaler ma présence. La dame me répond « Mon mari va s’occuper de vous je suis en train de faire essayer le cheval » ! Je ne trouve aucun mot pour exprimer ce que j’ai ressenti à ce moment là, ça ressemblerait à « PUT@INDEB@RDELDEMERDE VOUS POUVIEZ PAS LE DIRE AVANT QUE JE ME TAPE LA ROUTE ». Quand le mari vient me voir je lui fais remarquer que ce n’est pas respectueux de m’avoir fait faire toute le route si le cheval risque d’être vendu. Il me dit que j’ai appelé la première hier soir, mais que les gens viennent de Marseille et qu’ils allaient dans le nord, qu’ils ne pouvaient l’essayer que ce jour là à cette heure là, qu’ils sont très motivés car il a un bon cardiaque donc il fera un bon cheval d’endurance… mouaipf, même si cette histoire est vraie je lui fait remarquer que comme il savait que moi j’habitais à Grenoble, ils auraient pu m’appeler pour me prévenir et que si le cheval n’était pas pris j’aurai pu passer le dimanche… « Mais mademoiselle, ne vous décourager pas ils ne vont peut être pas le prendre… » « PUT@INDEB@RDELDEMERDE » !!
Bref en attendant il me raconte sa vie et celle de leurs chevaux. Sa femme et lui ont pris de long congés parentaux, ils ont eu 4 chevaux arabe et ont fait de l’endurance. Maintenant qu’ils ont repris tous les deux le travail ils n’ont plus temps de s’occuper de ces quatre chevaux. Ils en ont déjà vendu un et maintenant ils vendent celui là. Ils gardent une jument au mauvais caractère qu’ils jugent un peu dangereuse pour être vendue, ainsi qu’une pouliche qu’ils ont fait naitre. En me racontant ça on se promène autour de leur magnifique maison et on voit la pouliche qui fait des aller retour de mauvais poil dans son près, en effet elle n’est pas ravie de se retrouver seule. Tout cela m’a l’air sincère. Je n’en suis que plus malheureuse de risquer de rater ce cheval…
Lorsqu’ils rentrent, la femme du monsieur sur la jument, et une jolie jeune blonde sur le cheval noir, je vois que c’est mort, elle a le sourire jusqu’aux oreilles. Elles viennent me dire que la fille prend le cheval, et tout le monde se met à discuter, je n’arrive pas vraiment à m’éclipser, car je ne voudrais pas avoir l’air impolie. Maintenant avec le recul, je me demande bien pourquoi... A un moment la vendeuse me dit « vous voulez peut être aller le mettre au box », comme si ça pouvait me faire plaisir. Je dis oui et j’emmène mon rêve dans son box. Je suis quand même contente de l’avoir vu, c’était vraiment une claquette et même s’il est juste sublime je me dis qu’il est quand même un peu fin. Je le mets au box, il est super gentil… La jument est déjà au box. En sortant j’entends un cheval tiquer à l’appui je me retourne pour voir lequel des deux a fait ça, mais ils sont tous les deux immobiles au dessus de leur porte. Je me console en me convainquant que c’était le petit noir qui tiquait et je prends ma voiture pendant que sa future proprio continue à parler le sourire jusqu’aux oreilles. Je me sens triste, furieuse, dégoutée, et je me demande si je m’en remettrais un jour…
En fait oui, ma jument n’est pas belle mais je me marre bien avec….

dimanche 15 juin 2014

Achat de mon cheval : 1° partie

 Introduction
Quand j’ai cherché mon cheval j’avais deux critères importants :
La taille : pas trop grand pour que je puisse monter dessus sans trop tirer sur mes bras pour ne pas lui démonter le dos, pas trop petit pour que monsieur Jimie puisse monter dessus. Pour que le cheval puisse aussi porter des charges un peu lourdes toute une journée en rando et enfin pour que je puisse trouver ma place en dressage sans trop déborder de partout.
Un cheval « loisir », c'est à dire assez cool et sympa, plutôt rustique, bien dans ses pompes, pas trop tordu et avec un peu d’expérience.
Sur ces deux critères vous allez voir que je n’ai rien lâché. J’avais aussi des préférences : plutôt un hongre car les juments sont plus chères et ont parfois des problèmes de santé ou de comportement liés à leurs cycles hormonaux. N’importe quelle robe sauf gris, j’ai toujours trouvé ça moche et en plus c’est salissant. De préférence un dos court, ça fait moins d’ennuis, mais surtout pas de dos long….Vous connaissez Only ? :-) vous savez donc ce que j’ai….


Le Hongre et la jument qui n’était pas chez un marchand
Il y a avait deux annonces dans la drome, pour un même numéro de téléphone :
- Un hongre Palomino de 6 ans d’environ 1m50, parfait pour le western
- Une jument baie de 8 ans, d’environ 1m60, hispano arabe
Les deux chevaux sont sans papier et vendus 3 000 € chacun ce qui était largement au dessus du prix du marché. Donc lorsque j’appelle pour savoir si les deux chevaux sont toujours à vendre, je fais remarquer qu’à ce prix là ils doivent être bien dressés.  Je demande s’ils partent seuls en balade, s’ils sont sur la main en carrière avec de belles transitions en équilibre, s’ils font des épaules en dedans, on me répond que oui. Je demande alors un RDV pour venir les voir, et là le mec me dit « vous savez, c’est une écurie de proprio, on n’est pas marchand de chevaux »… là je suis perplexe je n’ai rien demandé, et dans l’absolu ça ne me gène pas que ce soit un marchand s’il est correct. Bref je suis comme deux ronds de flans, et je demande juste quand je peux venir voir les chevaux.
Maintenant avec le recul, je peux vous le dire j’aurai du me méfier de cette remarque…. Bref, toute naïve que j’étais à l’époque j’y vais.
Lorsque j’arrive un monsieur m’accueille et me dit, « la jument est en cours avec la monitrice, on va voir si vous pouvez la monter ». On descend dans une petite carrière couverte d’obstacle où deux cavalières sont à cheval avec une monitrice. Le monsieur explique que je suis là pour essayer la jument et la monitrice décide d’interrompre le cours et me permet de l’essayer tout de suite. Je remercie sa cavalière et je demande à la monitrice de la monter, car en effet lors de l’achat d’un cheval il faut toujours voir le vendeur monter le cheval avant de mettre ses fesses dessus. Ainsi, si on juge le cheval dangereux on ne monte pas dessus. Mais le vendeur et la monitrice insiste pour que je la monte moi même, en me disant que je suis en parfaite sécurité avec une bonne jument une bonne monitrice.
Bon, je monte dessus : première constatation « yes ! 1m60 j’arrive quand même à monter dessus », bon en réalité elle devait faire moins que ça. Deuxième constatation, ils lui ont attaché un truc bizarre à la muserolle pour faire une martingale fixe. Aïe, donc ça veut dire qu’elle lève la tête assez pour que ça les saoule, et qu’en plus ils lui ont mis un truc qui non seulement n’a jamais ré-éduqué un cheval mais en plus à tendance à les inciter à tirer encore plus en leur offrant un point fixe. Je la mets au pas, rênes longues, elle se met au trot. Je lui demande de repasser au pas, elle s’exécute, je rends les rênes, elle repasse au trot. On recommence comme ça 4 ou 5 fois puis je renonce. Je la mets au trot, puis je me détends, je rends légèrement les rênes, elle passe au galop. Je la repasse au trot et dès que je relâche elle repend le galop, encore une fois, toujours la même chose. Là ça commence à me taper sur les nerfs. Je vois tous les obstacles autour de moi et je me dis que si ça fait une heure qu’elle galope pour aller sauter, elle est peut être en mode galop. Je demande quels exercices étaient en cours et comment ça se passait. La monitrice me dit alors qu’ils n’avaient pas commencé, qu’ils n’en étaient qu’à la détente. Je descends : 3 000 € pour un cheval qui n’est même pas capable de rester dans l’allure demandée ! Il ne faut pas pousser mémé dans les orties, pour moi elle vaut deux fois moins.
La monitrice continue son cours et le monsieur m’emmène voir le hongre. Un joli petit bout de truc. Il est à coté de deux jument France Montagne de 10 et 12 ans, soit disant plein papier. Elles ont à 2 500 € chacune je trouve que ce n’est pas cher pour du plein papier, et qu’elles ressemblent plus à des mérens que des France Montagne, mais il soutient mordicus qu’elles sont France Montagne plein papier. Elles sont de toutes manières plus lourdes et plus âgées que ce que je cherche.
Je passe un long moment avec le hongre car je dois attendre que la monitrice ait finit son cours pour aller monter sous sa responsabilité. Du coup je l’emmène faire un petit tour en main sur le parking, je le trouve plutôt sur l’œil pour un cheval qui part seul en balade. Ceci dit tout le temps que je passe à le brosser et à le câliner est très agréable, de plus il est esthétiquement très beau avec sa robe dorée et sa longue crinière, je me dis que si ça ne colle pas ça va me crever le cœur. J’essaie de garder la tête froide. Je finis par aller enfin dans la carrière et là c’est exactement le même scénario qu’avec la jument : du pas il prend le trot sans interruption et du trot il prend le galop ! Je descends en disant qu’au téléphone on m’avait parlé de chevaux en place aux trois allures, qui faisaient des épaules en dedans, super éduqués ! (j’aurai du demander s’ils passagaient et piaffaient aussi, le mec m’aurait surement répondu oui et j’aurai cerné le personnage, ça m’aurait évité un déplacement). La monitrice a l’air gênée, je lui dis qu’il y a de longs mois de travail avant qu’un de ces chevaux ne vaillent 3 000 €, elle le reconnait.
Avant que je parte le monsieur me montre d’autres chevaux : un géant gris tout en os, au dos aussi creux qu’une assiette à soupe, euh non merci… Puis un très bel entier bai brun, euh… oui mais il est entier là… Il me dit qu’ils viennent tous les deux d’Espagne comme les deux chevaux que j’ai essayé et là je me souviens : on n’est pas un marchand, juste une écurie de propriétaires… et la marmotte elle met le chocolat…. Il faut savoir que les marchand français font passer aux marchands espagnols des trotteurs non éduqués, et que les marchands espagnoles les vendent comme « selle français sans papier vraiment pas cher ». Et les espagnols refourguent au français toutes les carnes qu’ils ne veulent pas. Si elles ont un peu de crinière ça devient des Pur Race Espagnol sans papier pas cher… Ils ne sont pas fous, les bons chevaux ils les gardent. Bien sur il y a quelques marchands français qui vont trouver de bons chevaux espagnols, mais dans ce cas là ces chevaux sont vendus au prix du marché, et en plus ils ont vécu un très long voyage en camion dans des conditions qu’on ne pourra jamais vérifier. J’essaie de partir de là, mais il insiste pour que j’essaie une des deux Franche Montagne, il finit par arriver à m’en faire essayer une.
J’arrive dans la carrière, je me mets au pas rênes longues, elle reste au pas ! Purée c’est pas trop tôt ! La monitrice me dit que ce n’est prudent de lâcher les rênes sur des chevaux que je ne connais pas. Ca me met un peu plus en colère car je suis venu voir des chevaux normalement parfaitement éduqués, mais elle a raison et je note dans un coin de ma tête d’être plus prudente à l’avenir. Je suis piste à main gauche, au bord de la carrière, à ma droite, il y a un près avec un cheval. La jument qui est stressée d’être seule fait demi-tour par la droite pour se rapprocher du cheval. Je fais une rêne d’ouverture à gauche pour la ramener, de toutes mes forces, rien à faire, elle en répond ni aux jambes ni à l’action du mors. Je descends de cheval, la monitrice me dit « vous n’essayez vraiment pas longtemps, comment pouvez vous vous faire une opinion si vite », je lui réponds « 2 500 € ! Sincèrement vous trouvez qu’il faut des heures pour se rendre compte qu’elle ne les vaut pas. Si vous la travaillez et qu’elle répond bien aux ordres elle les vaudra peut être, mais là il ne faut pas exagérer ». La monitrice reconnait quand même que j’ai raison….
Je rentre chez moi après avoir bien perdu mon temps.

vendredi 30 mai 2014

Mal au coeur

Comme je l’ai déjà dit, c’est rigolo de fréquenter des gens qui viennent de divers endroit en France, des fois on n’a pas tous les mêmes expressions.
Cette histoire est arrivée à un jeune venu travailler dans une région de montagne. Un week end il va faire une randonnée en montagne et pour grouper les transports il a dans sa voiture une collègue de travail. Au bout d’un moment elle lui dit :
« J’ai mal au cœur ».
Il ne répond rien et continue à rouler.
De nouveau elle dit :
« J’ai mal au cœur ».
Il ne réagit toujours pas et continue.
Au bout d’un moment elle crie « vite arrête toi je vais vomir ! ». Il s’arrête où il peut et elle sort prendre l’air, finalement ça va. Quand elle revient à la voiture il lui dit « Ben t’aurais pu dire que tu avais envie de vomir »
Il ne connaissait pas l’expression « avoir mal au cœur », il croyait qu’elle avait un chagrin d’amour et ne savait vraiment pas quoi lui répondre, il était super gêné….

Faire chambre à part

Nous avons deux chiens, ils ont leur place dans le hall de notre maison où il y a leurs paniers de couchage et leurs gamelles d’eau. L’un d’eux est assez indépendant, le soir il va se coucher directement dans son panier. L’autre est pot de colle il passe la soirée couché à nos pieds devant le canapé. Du coup on lui a mis un panier là aussi. Au début tous les soirs on le réveillait et on l’envoyait se coucher à sa place dans le hall. Puis on s’est dit que ça ne servait à rien autant le laisser dormir où il voulait.
Du coup il dort dans le salon, une nuit il s’est levé boire et au lieu de se coucher dans le hall à côté de l’eau il est retourné au salon. On s’est demandé pourquoi, est ce que le panier du salon est plus confortable ? Est-ce qu’il prend comme un honneur de dormir dans « la pièce des maitres » ? Ou, hypothèse plus rigolote : est ce qu’il fuit l’autre chien qui ronfle ? Il faut savoir que ce chien de seulement 25 kg ronfle plus fort qu’un homme de 100kg, c’est juste incroyable. Nous n’en savons rien.
Un soir on passe un moment à câliner le chien indépendant, on lui donc amené une couverture, et on lui demande de se coucher à nos pieds. D’habitude il se lève pour aller dormir à sa place, mais ce soir-là il s’endort au salon. Lorsqu’on va se coucher on laisse donc les deux chiens endormis au salon. A peine s’est-on couché qu’on entend le chien pot de colle se lever et aller dormir dans le hall ! 
Mort de rire on a notre réponse : il fuit son colocataire !

jeudi 15 mai 2014

Le téléphone sonne

Ce sont deux collègues de travail qui discutent un peu. Mme B est venu dans le bureau de Mme A pour faire une pause.
Soudain le téléphone sonne, aucune des deux ne réagit. Puis Mme B dit à Mme A « tu ne décroches pas ? ». Mme A surprise répond « ha c’est le mien ? Je ne m’y fais pas à ce portable, je l’ai depuis quelques semaines déjà, et pourtant je ne m’y fais pas ». Sous les yeux étonnés de Mme B, elle fouille dans son sac, sort son portable, décroche et se met à rouspéter : « Tu vois que je n’y comprends rien ! Je n’arrive pas à décrocher, le téléphone sonne toujours ! Pourtant je suis sure que j’appuie sur le bon bouton, ça m’énerve ! ».
Et là Mme B lui dit « Mais Mme A c’est normal, c’est le téléphone fixe qui est sur ton bureau depuis toujours qui est en train de sonner… »

jeudi 8 mai 2014

Le pire film

Ce blog n’a pas pour vocation d’émettre des critique de film, pourtant un de mes souvenirs inoubliable c’est le jour où on a loué ce film… Je ne sais plus pourquoi on a choisi celui-là, mais on a regretté. Enfin peut être pas, on en parle encore après tout…
Ça se passe dans un genre de moyen âge, des badauds à la mine mécontente encerclent un château. Un cavalier solitaire approche (on sent tout de suite que ça va être lui le héros, pas besoin d’être Hercule Poirot). Une pauvre fille s’enfuit du château et est attrapée par les badauds. Oui, une pauvre fille car c’est toujours des pauvres filles, jamais de pauvres petits hommes frêles dans les films. Les badauds veulent la tuer : « Oui tu es une pauvre fille qui s’est enfui du château du diable, le démon est en toi nous allons te tuer ».
Le cavalier solitaire dit : « Non vous ne la tuerez pas ! ». (Je vous l’avais dit que c’était lui le héros).  Un des badauds à l’allure fort peu sympathique dit « Elle a le démon en elle, on n’en veut pas. Soit elle retourne au château, soit elle meurt ! ». Le héros, toujours à cheval, prend la fille sous son bras et se dirige vers le château. Parce que, oui, les pauvres filles on peut les prendre son sous bras. Mais la pauvre fille préfère mourir que de retourner au château (c’est pour nous aider à comprendre le contexte, pour qu’on comprenne que c’est vraiment horrible là-bas). Du coup elle échappe au héros (qui n’est pas si costaud finalement) et retourne en courant vers les ignobles badauds. Et là pour la tuer ils l’attachent à… vous ne devinerez jamais… non il faut vraiment que je vous dise car vous ne pouvez pas deviner : ils l’attachent à un massicot géant ! Et ils la coupent en deux ! Avant quand je voyais un massicot je repensais au vieux truc qui ne coupait rien qu’il y avait dans le bureau de mon institutrice, juste à côté de la machine à polycopier qui sentait l’alcool… douce nostalgie… Bon ben c’est sûr qu’après ce film la vue d’un massicot ne me fait plus le même effet.
Bref la pauvre fille est morte et le héros se dirige vers le château, il arrive et fait : toc, toc, toc « gens du château ? », toc, toc, toc « gens du château ? », toc, toc, toc « gens du château ? ». (Avez-vous reconnu ma référence à une série moderne ?). Bon en fait non, comme c’est un héros et pas un geek il grogne un truc dans sa barbe pour entrer.
A l’intérieur ils font un peu tous la gueule, en même temps, il y a dans le château un démon qui tue quinze personnes par jour, on les comprend un peu les mecs. Au milieu de tous ces poilus il y a une très belle jeune femme (que c’est surprenant !). Forcément notre héros se sent attiré par elle, il a une irrépressible envie de la… euh… protéger. Mais la belle lui dit « non je ne suis pas celle que tu crois, je suis mauvaise tu sais », alors il lui répond « non, c’est moi qui ait le mal en moi, mon père était un démon ». Après de nombreux échanges de cet acabit on comprend que la fille était l’épouse du fils du seigneur mais qu’elle a fini par le tuer parce qu’il l’a traitait mal. Quant au héros on apprend que quand il dit être le fils d’un démon, ce n’est pas une métaphore, sa tendre maman aurait eu une petite aventure avec le diable. Depuis il promène sa triste mine de paria dans le monde entier pour faire le bien, dans l’espoir que le bien l’emporte dans son combat intérieur... Pendant ce temps il y a plein de gens qui meurt, mais le démon du château refuse d’attaquer le héros, il ne tue que des figurants (l’est pas con ce démon !).
Quant aux pauvres gars qui se sont faits dé-soudés, on emballe leur corps dans des housses en nylon. Hé oui mesdames et messieurs au moyenne âge ils avaient des housses en nylon avec des fermetures éclaires ! Je ne sais pas trop ce qui leur a pris… Peut-être que le tournage avait lieu à côté du tournage de la série « les experts ». Du coup quand le réalisateur a dit à l’accessoiriste d’aller chercher les housses mortuaires, comme ce n’était qu’un stagiaire il a pris les premières qu’il a trouvé sur le plateau d’à côté… Franchement je ne vois pas d’autres explications. Mais ce stagiaire a fait d’autres dégâts. Il se trouve que les vilains badauds qui entourent les châteaux sont restés même après l’entrée du héros. Ils veillent toujours à ce que personne ne s’échappe. Pendant une scène de nuit on voit l’un des badauds sortir une paire de jumelles, tout à fait moderne en plastique et je vous le donne en mille, elle est équipée d’un système de vision infrarouge. Donc à mon avis c’est pareil, le réalisateur dit à notre stagiaire, va me chercher une longue vue, le stagiaire répond « Mais c’est quoi une longue vue ? », on lui répond c’est comme des jumelles. Du coup il cherche, mais comme il ne trouve pas dans ses fournitures, il va voir sur le plateau d’à coté où ils tournent « Predator » et revient avec sa paire de jumelle en plastique. Comme le réalisateur pendant ce temps avait bu un verre avec la séduisante actrice, il n’a pas fait gaffe. Mais bon des jumelles en plastique avec vision nocturne au moyen âge, ça pique un peu les yeux… Et alors ce n’est pas tout il se trouve qu’ils avaient un autre stagiaire sur le tournage…. Parce que les portes du château forts, elles sont un peu… spéciales… déjà elles s’ouvrent toute seule, c’est vachement fortiche, on se croirait au supermarché. Mais il faut voir le bruit qu’elles font. Donc là encore au moment du montage son le réalisateur demande à son ingénieur du son de lui mettre un bruit de porte. Il pense surement à un horrible grincement de bois et de vieux gonds rouillés. Mais l’ingénieur, va boire un coup avec l’acteur qui joue le héros (ben oui pourquoi pas ?), et confie cette tache à son jeune stagiaire. Celui-ci tout juste sorti de l’école, si jeune qu’il n’a jamais entendu parler du minitel, et il se trouve que pour lui un bruit de porte c’est un « pchitt » comme si la porte du château fort du moyen âge étaient sur un circuit pneumatique.
Passons sur ces menus détails anachronique, (il y en a qui disent que c’est fait exprès pour créer un univers original) et revenons à l’intrigue. Le héros et la belle poulette nous ont bien expliqué, dans des dialogues frappant de crédibilité (frappant c’est le mot, on les prend en pleine figure), comment ils sont torturés intérieurement. Tout le monde meurt, au bout d’un moment même le châtelain et son second fils y passent. Et du coup hop dans les housses en nylon volées sur le plateau des experts !
Donc le héros arpente le château en lançant au démon « Fichtre vil démon, qu’il ne t’en déplaise il te faudra bien tâter de mon épée, outrecuidante créature ». En fait non ce n’est pas ce style de film, ça ressemblait plus à : « Bon ben là il va bien falloir qu’on se batte, il reste plus que nous ». Et là, la rencontre tant attendue, sauf, bien sûr, si tu dors déjà. Le héros crie « Lâche pourquoi n’es-tu pas venu m’affronter ? », le démon apparait alors sous les traits d’une très belle blonde (Alors quand même un énorme bon point pour ce film qui a mis une blonde en méchant). Le démon-femme blonde lui dit alors un truc du genre « Beau gosse j’ai bien connu ton père, on est un peu de la même famille toi et moi, si nous copulions pour peupler la terre d’armées de petits démons braillard ? ». Bien sur le héros est outré, puisque c’est un héros. Il se bat alors contre le démon avec sa jolie petite épée. De son côté le démon se bat à mains nus, mais comme c’est un démon, il a des griffes, des tentacules, des dents et d’autres trucs pour lesquels il n’existe pas de mots dans notre langue. Mais je peux vous assurer que les stagiaires avaient amené sur le plateau de quoi débrider l’imagination de toute l’équipe des effets spéciaux.
Parce qu’après ce déluge d’initiatives ils se sont dit qu’il fallait revenir dans du classique, le héros commence par perdre, mais à la fin, comme par enchantement, il gagne ! Youhou ! Là le film est presque fini (enfin !). Il faut encore sortir dare-dare du château qui est en train de s’écrouler et affronter les badauds toujours aussi aimables. Notre héros étant un grand orateur (c’est-à-dire qu’il cogne sur ceux qui ne l’écoutent pas) arrive à convaincre les badauds qui vont alors bader ailleurs.
Voilà la scène finale, il est sur son cheval, à côté de lui la jolie fille sur son propre cheval. Elle veut partir avec lui, il refuse car il reste un « mauvais homme, hanté par le démon », elle lui rappelle qu’elle n’est pas non plus une jeune donzelle innocente. Ils s’embrassent alors. Pendant ce temps le château qu’on voyait en arrière-plan explose. Cependant comme ils n’avaient plus de budget pour cette dernière scène, elle est un peu bizarre. On a l’impression qu’ils ont volé une scène d’explosion à un autre film, tendu un drap derrière les héros et projeté l’explosion sur le drap. Ou alors c’était une référence aux années 1900 au tout début du cinéma, avec une scène toute pourrie…
Bref je vous avais promis le pire film, je crois que j’ai tenu parole. A côté de celui-là même Daredevil est un chef d’œuvre. Chère fidèle lectrice j’espère avoir réussi à te faire pleurer de rire dans le tram à l’évocation de cet après-midi fabuleux.

vendredi 25 avril 2014

Dialogue avec ma boulangère

Nous avons vécu quelques temps dans le sud de la France. Il y avait une boulangerie juste en bas de chez nous où j’allais chercher mon pain. Au début je prenais des baguettes, puis nous sommes devenus de gros mangeurs, j’ai donc décidé de prendre plutôt des flutes.
Ce jour là j’arrive dans la boulangerie et je demande une flute. La boulangère se retourne et inspecte ces rayons, elle a deux casiers remplis de flutes, dans l’un des eux je les trouve trop cuites, alors je lui montre les autres «  une comme ça, ça sera très bien ». Elle en prend une et dit un truc que je ne comprends pas bien, du genre : « Hein Hého Oqué ». Bizarre… Je paie ma flute et rentre chez moi.
Le jour suivant, je demande une flute, la boulangère hésite, je lui montre ce que je veux, elle me la donne. Là j’ai un doute.
Un dimanche matin je demande une flute, elle se retourne, et sans hésiter prend une ficelle. Ha non on va mourir de faim avec ça. Je lui dis « non je veux un pain comme celui là » en lui montrant les flutes. Elle m’en donne une en disant de nouveau « Ha Hein Hého Oqué ». Ho purée c’est bizarre.
Les jours se suivent, je ne parle plus de flute, je montre ce que je veux et je tends l’oreille. Je crois bien qu’elle dit en fait « Un Resto OK ». Mais ça me parait louche je n’ai jamais entendu appeler un pain un « resto ». Un jour elle dit « Et un restaurant, un ! ». Ha ben si, le pain s’appelle bien un restaurant !
Donc maintenant je sais, là bas un ficelle s’appelle une flute, et une flute s’appelle un restaurant….
Après ce jour là j’avais beau être sure d’avoir bien entendu je n’ai jamais réussi à demander un "resto" dans une boulangerie.